Lorsque Les sacristains sont arrivés, je me suis réjoui. Je ne suivais alors comme catho que koztoujours, et encore, il n'était pas très virulent. Avec ce site, j'avais enfin en un seul fil Rss toute une série de cathos dont une bonne part que je ne connaissais guère voire pas du tout. Je me suis alors dit que j'allais enfin avoir de la matière pour m'amuser. Je n'ai pas eu à attendre très longtemps pour voir arriver du lourd et du gratiné.

Voici le gagnant du jour : un billet sur les anges gardiens. Les anges sont mentionnés dans la Bible. Ce n'est donc pas un sujet spécifiquement catholique, car il arrive d'en parler aussi dans les temples. Le tout est de savoir ce que l'on met sous les ailes du chérubin. L'article commençait bien, en citant l'analyse d'Augustin : "Dans son commentaire au psaume 103, Saint Augustin montre que lorsqu’on nomme "ange" on ne nomme pas la nature mais la fonction. Ange signifie en effet "messager". J'adhère tout à fait à cela, l'ange, c'est un messager de Dieu et cela peut prendre des formes totalement inattendues, sachant que jamais le messager ne prend le pas sur le message, qui est l'essentiel.

Et puis ça dérape. "On peut ainsi, de manière tout à fait naturelle, parler à son ange gardien et lui demander des choses. On peut devenir son ami de son ange gardien, son confident, en lui donnant même un prénom" "Dès lors, lorsque nous avons des petits ou grands besoins matériels, quotidiens ou exceptionnels, nous pouvons demander cette aide à notre ange gardien : demander de l’aide pour garer sa voiture, pour nous aider à être à l’heure à une réunion, pour ne pas s’endormir pendant la prière etc...". On passe du messager divin au chauffeur-garde du corps-maître d'hôtel. Ange gardien room service, j'aimerais bien savoir où il trouve ça dans la Bible. Là on est dans le lourd ! C'est tellement lourd que je me suis demandé si on n'est pas dans le second degré.

Mais apparemment non. Je n'ai pas fini de rire !