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mercredi 10 juin 2009

Le PS est Opéable

Visiblement, le Parti socialiste est déboussolé. Ce n'est pas nouveau, mais ça va en s'aggravant. Les socialistes ont beau creuser, ils ne trouvent toujours pas le pétrole. Les réactions et propositions depuis dimanche sont éloquentes. Quelles sont les réponses de Martine Aubry ?

On commence par des incantations : «refondation des idées, refondation à gauche, mais aussi profonde refondation de nos pratiques, nos démarches personnelles et collectives», «Notre parti a subi une importante défaite électorale, nous devons en comprendre les causes et en tirer toutes les conséquences», «Il faut être capable au-delà de l’unité nécessaire de faire les transformations, les changements, et surtout de ne pas additionner les propositions, les revendications pour plaire à tout le monde.». Il faut changer. Oui, mais pour aller où ? Pas la moindre indication, et c'est le même désert chez l'ensemble des leaders socialistes. Et comme action concrète on élargit la direction collective et on annonce des discussions avec l'ensemble de la gauche. Bref, des manœuvres d'appareil. C'est apparemment la seule chose qu'ils savent faire.

Le PS est en train de suivre le chemin de l'ancienne SFIO. Incapable de se relever de l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle, elle a végété pendant une dizaine d'années, avec des scores de plus en plus ridicules aux élections (souvenez vous des 5% de Gaston Deferre aux présidentielles de 1969) avant de faire l'objet d'une OPA de la part de François Mitterrand. D'ailleurs, les grandes manoeuvres ont commencé. Ségolène Royal, suivant les pas de son mentor, a tenté une OPA qui a finalement échoué. Elle est entré dans le capital de l'entreprise, mais sans parvenir à en prendre le contrôle. Ce qu'elle a raté, un autre arrivera peut-être à le faire. Mais qui ?

L'éthique du mouvement sportif

L'ouverture du secteur des jeux et paris en ligne agite beaucoup de monde. Il est est vrai qu'il y a beaucoup d'argent en jeu. Vraiment beaucoup. Cela explique les très nombreuses sollicitations dont sont l'objet les députés. Certaines sont explicites : on parle pognon, merci d'avoir une attention à la préservation de nos intérêts.

D'autres sont plus hypocrites. Dans le domaine, la palme revient sans conteste au comité olympique et sportif français. Dans leur belle lettre, on retrouve toutes les trois lignes le terme "éthique". Le projet de loi comporterait en effet des risques pour "l'éthique sportive", pour "l'éthique des manifestations sportives". Il y a dans cette lettre quelques passages qui sont mis en caractère gras. On peut présumer que ce sont les plus importantes. Le premier passage en gras insiste pour que le mouvement sportif ait des représentants au sein de la nouvelle autorité de régulation des jeux en ligne (et oui, encore une nouvelle autorité administrative). Le deuxième passage demande "la consolidation par le législateur du droit de propriété des organisateurs de manifestations sportives, et en premier lieu des fédérations". Une autre phrase en gras demande que, pour financer le développement de l'activité sportive, on instaure un prélèvement sur les jeux de la Française des jeux et sur les paris sportifs. Enfin, le dernier paragraphe de conclusion insiste lourdement sur l'avenir d'un secteur d'activité "concentrant 110 000 emplois directs et 32 milliards d'euros de dépenses sportives".

Dans tout cela, vous la voyez où, l'éthique ?

Voilà un courrier rempli d'une langue de bois qui m'a mis très mal à l'aise et qui malheureusement est très emblématique de ce qu'est actuellement le comité olympique où les "valeurs" ne sont que le cache-sexe, qui ne trompe personne, d'intérêts purement financiers.