Aujourd'hui, je ne ferai pas grève. Cela ne surprendra personne...

Mais pour une fois, j'ai les idées claires sur les raisons de cette grève et les raisons que j'ai de ne pas y participer. Cette journée de grève est clairement politique. Elle est destinée à permettre à tous les antisarkozystes d'exprimer dans la rue leur rejet du président de la République et de sa politique. Au moins, c'est clair et pour une fois, derrière les habituels prétextes creux "défense de l'emploi" et "défense du service public", l'intention politique (présente bien souvent) est clairement revendiquée.

Je ne m'associe pas à ce mouvement car pour moi, la légitimité politique vient des urnes, pas de la rue. Nicolas Sarkozy a été démocratiquement élu sur un programme qu'il applique.

Je ne m'associe pas à ce mouvement car je soutiens l'action du président de la république, à qui je conserve ma confiance (pas aveuglement certes). 18 mois après son arrivée au pouvoir, s'il est trop tôt pour avoir des résultats tangibles de bien des actions engagées, on a pu se rendre compte que la France est toujours une démocratie, et que la dictature que l'on nous annonçait n'est pas là. Notre président produit beaucoup de mousse médiatique (à laquelle bien des gens accordent trop d'importance), mais dans les actes, il est un démocrate irréprochable, qui s'incline devant les décisions de justice, qui a accepté sans broncher une défaite aux élections locales, qui n'a interdit aucun organe de presse pour raison politique (le Canard enchainé existe toujours). Il a certes des pratiques parfois pas très orthodoxes, comme un certain François Mitterrand, que certains de ceux qui attaquent Sarkozy prennent encore comme modèle. Mais rien ne permet de dire que nous sommes dans une dictature.

Alors si cette manifestation peut permettre à certains d'exprimer leur rage, leur aigreur et leur frustation parce que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, qu'ils manifestent, qu'ils gueulent un bon coup, et après, qu'ils arrêtent de faire chier !