Le tribunal de commerce n’a jamais autant été sollicité. Les défaillances d’entreprises en France continuent de progresser en 2026, après une année 2025 déjà marquée par un plafond historique. Loin d’un accident statistique, la tendance touche en priorité les petites structures et les jeunes entreprises, avec des conséquences concrètes sur l'emploi local.
Un niveau jamais atteint, même pendant les crises passées
Selon les données du spécialisé de l’information commerciale Altares, 37 700 entreprises ont demandé l’ouverture d’une procédure collective au premier semestre 2026, soit environ 1 500 de plus que sur la même période en 2025. Le seul deuxième trimestre concentre 17 486 procédures, en hausse de 5,4 % sur un an. Sur douze mois glissants, la Banque de France recense désormais plus de 71 000 défaillances, un rythme qui prolonge le record déjà établi en 2025 avec 69 957 procédures sur l’année.
Ce niveau n’avait jamais été atteint, ni lors de la crise financière de 2008, ni pendant la crise des dettes souveraines de 2010-2012, souligne la Banque de France. Une manière de rappeler que la fragilité actuelle du tissu économique ne relève pas d’un simple ralentissement passager.
Commerce, services et jeunes structures en première ligne
Certains secteurs concentrent une part disproportionnée des dépôts de bilan : le commerce de détail, les services aux entreprises, la propreté, le transport et une partie des activités de services à la personne. Ce sont souvent des activités à faible marge, très sensibles aux variations de trésorerie et à la conjoncture de consommation.
Les entreprises de moins de trois ans paient un tribut particulièrement lourd : 1 961 défaillances ont été enregistrées dans cette tranche d’âge, soit une progression de 14 %. Un jeune dirigeant dispose généralement de moins de réserves financières et d’un accès au crédit plus restreint pour absorber un choc de trésorerie, ce qui explique cette surexposition.
Pourquoi la trésorerie des PME reste sous tension
Plusieurs facteurs se cumulent pour expliquer cette dynamique : une demande intérieure qui peine à repartir, des coûts d’exploitation qui restent élevés, et des charges de remboursement héritées des dispositifs de soutien mis en place pendant la crise sanitaire, désormais pleinement exigibles. Pour beaucoup de petites entreprises, l’équilibre financier tient à quelques semaines de trésorerie, ce qui rend chaque retard de paiement ou chaque commande perdue potentiellement décisif.
Ce que cela change concrètement
- Des bassins d’emploi local fragilisés, en particulier dans le commerce de proximité et les services.
- Une vigilance accrue attendue de la part des dirigeants sur les indicateurs d’alerte : délais de paiement clients, niveau de stock, marge de trésorerie disponible.
- Un recours plus fréquent aux dispositifs de prévention (mandat ad hoc, conciliation) avant que la situation ne devienne irréversible.
- Une vigilance renforcée des banques et assureurs-crédit sur les secteurs les plus exposés, ce qui peut à son tour durcir l’accès au financement.
Pour les dirigeants de petites structures, l’enjeu est d’anticiper plutôt que de subir : solliciter tôt un expert-comptable ou le tribunal de commerce en cas de tension avérée reste, selon les praticiens du secteur, le meilleur moyen d’éviter une liquidation pure et simple.
Questions fréquentes
Combien d’entreprises ont fait faillite en France en 2025 ?
Selon Altares, 69 957 défaillances ont été enregistrées sur l’ensemble de l’année 2025, un record historique jamais atteint auparavant, y compris pendant les crises de 2008 et 2010-2012.
Quels secteurs sont les plus touchés par les défaillances en 2026 ?
Le commerce de détail, les services aux entreprises, la propreté, le transport et certaines activités de services à la personne concentrent une part importante des procédures collectives ouvertes en 2026.
Pourquoi les jeunes entreprises sont-elles plus vulnérables ?
Avec moins de trois ans d’existence, elles disposent en général de réserves financières limitées et d’un accès au crédit plus restreint, ce qui réduit leur capacité à absorber un choc de trésorerie ponctuel.
Sources
- Altares — Défaillances d’entreprises en France, un début d’année 2026 sous tension
- Planète CSCA — Défaillances d’entreprises, un niveau record au premier trimestre 2026
- Club Patrimoine — Défaillances d’entreprises, un niveau record malgré la stabilisation de mai
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

