Jamais les Français n’avaient autant bougé. Selon le dernier baromètre national des pratiques sportives, publié début 2026 par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 61 % des personnes de 15 ans et plus déclarent désormais une pratique sportive régulière. Un chiffre qui progresse sans discontinuer depuis 2018 (+7 points) et qui a encore gagné 2 points depuis 2023. Derrière ce record, une bascule de fond : l’activité physique n’est plus une affaire de compétition, mais de santé au quotidien.
Un record porté par l’effet Paris 2024
La progression de 59 % en 2023 à 61 % en 2025 n’est pas anodine. Elle intervient dans le sillage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, qui semblent avoir donné une impulsion durable à la pratique. L’enquête, menée par l’INJEP entre juin et juillet 2025 auprès de 4 019 personnes en métropole et dans les Outre-mer, confirme un mouvement de long terme plutôt qu’un simple pic d’enthousiasme.
Autre signal fort : l’écart entre femmes et hommes s’est presque effacé. Il n’était plus que d’un point en 2025, contre six points en 2018. La pratique sportive se démocratise donc autant qu’elle se féminise, loin de l’image d’un sport réservé aux plus jeunes ou aux plus performants.
La santé plutôt que la performance
Interrogés sur leurs motivations, les Français placent très majoritairement la santé et le bien-être en tête, loin devant la compétition. Cette approche « forme » explique le succès des activités les plus accessibles. La marche et la course à pied constituent ainsi la famille d’activités la plus répandue : 32 % des personnes en pratiquent chaque semaine en 2025, contre 25 % en 2018.
Le plein air séduit lui aussi : près d’un pratiquant sur deux (46 %) déclare bouger principalement en extérieur, dans la nature ou en ville. Nul besoin d’abonnement coûteux ni d’équipement sophistiqué pour s’y mettre — un constat qui rejoint les préoccupations de santé publique autant que celles du portefeuille.
Les nouvelles disciplines qui montent
Si la marche reste reine, l’année 2026 voit émerger des pratiques plus ludiques et sociales. Les observateurs du secteur citent régulièrement :
- Le padel, qui combine effort, convivialité et facilité d’accès pour les débutants ;
- Le pilates, plébiscité pour le renforcement musculaire, la souplesse et la prévention des blessures ;
- Le Hyrox, format hybride mêlant course et exercices fonctionnels, qui séduit les amateurs de défis ;
- Le float fit, plus confidentiel, pratiqué sur une planche flottante en piscine.
Ces tendances traduisent une envie de bouger autrement : mêler l’effort, le jeu et le lien social, plutôt que la seule recherche de résultats chiffrés. Le succès des formats collectifs et des zones spécialisées en salle va dans le même sens.
Ce que cela change concrètement
Pour le grand public, ce virage a des conséquences très concrètes. La barre d’entrée n’a jamais été aussi basse : marcher trente minutes par jour, courir le week-end ou rejoindre un cours de fitness près de chez soi suffit à rejoindre la majorité désormais active. Les bénéfices, eux, sont documentés — meilleure santé cardiovasculaire, réduction du stress, sommeil de meilleure qualité.
Reste une nuance à garder en tête : une pratique déclarée « régulière » ne dit rien de son intensité. La vraie question des années à venir ne sera peut-être plus de faire bouger les Français, mais de les aider à bouger suffisamment, et durablement.
Questions fréquentes
Combien de Français pratiquent une activité physique régulière ?
Selon le baromètre national des pratiques sportives de l’INJEP, 61 % des personnes de 15 ans et plus déclaraient une pratique régulière en 2025, soit 7 points de plus qu’en 2018.
Quelle est l’activité la plus pratiquée en France ?
La marche et la course à pied forment la famille la plus répandue : 32 % des Français en pratiquent chaque semaine, un chiffre en nette hausse depuis 2018.
Pourquoi les Français font-ils du sport aujourd’hui ?
La santé et le bien-être sont la première motivation, loin devant la compétition. Cette approche explique le succès des activités accessibles comme la marche, la course ou le pilates.

