Un arrêté publié au Journal officiel le 7 août 2026 vient de poser le premier cadre réglementaire français pour l’homologation des robots de livraison autonomes. Contrairement à une idée reçue, ces engins ne circuleront pas sur les trottoirs : le texte les cantonne strictement à la chaussée, aux côtés des voitures, vélos et deux-roues.
Un texte qui rattache les robots à une catégorie existante
Plutôt que d’inventer une nouvelle classe de véhicules, le ministère des Transports a choisi de faire entrer les robots de livraison dans le cadre déjà existant des véhicules de catégorie L — celle des cyclomoteurs, motos, tricycles et quadricycles. L’arrêté, signé le 28 juillet 2026, modifie ainsi un texte de 2016 relatif à la réception de ces véhicules pour y intégrer les modèles totalement automatisés.
Deux voies d’homologation sont ouvertes aux fabricants : la réception nationale par type, pensée pour les petites séries, et la réception à titre isolé (RTI), qui s’applique véhicule par véhicule. Cette souplesse doit permettre aux start-up du secteur de tester leurs machines sans attendre une procédure européenne harmonisée, encore inexistante pour cette catégorie d’engins.
Chaussée obligatoire, trottoirs interdits
Le point le plus commenté du texte concerne précisément l’espace de circulation. Beaucoup imaginaient des robots discrets glissant sur les trottoirs, comme certains prototypes testés à l’étranger. La France a tranché dans le sens inverse : les robots homologués devront rouler sur la chaussée, jamais sur les trottoirs, qui restent réservés aux piétons.
Sur le plan du gabarit, ces véhicules électriques pourront mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, pour une charge utile allant jusqu’à 1 000 kg. De quoi transporter plusieurs colis volumineux, voire de petites palettes, sur de courtes distances urbaines ou périurbaines.
Un opérateur à distance et des communes décisionnaires
Aucun robot ne circulera en totale autonomie sans filet humain. Chaque véhicule devra rester sous la supervision permanente d’un opérateur à distance, chargé de suivre sa progression et d’intervenir en cas d’imprévu ou de dysfonctionnement. Autre garde-fou : ce ne sont pas les industriels qui choisiront librement leurs itinéraires. Les communes et intercommunalités définiront elles-mêmes les secteurs et parcours autorisés, en fonction de la configuration de leurs rues et de la densité du trafic.
Cette répartition des rôles rappelle les expérimentations déjà menées pour les navettes autonomes ou les scooters en libre-service : la collectivité locale garde la main sur l’espace public, quand l’État fixe le cadre technique national.
Une étape avant une circulation généralisée ?
Avec ce texte, la France se positionne parmi les premiers pays au monde à disposer d’un cadre d’homologation pour des robots de livraison de cette taille. Mais l’arrêté ne signifie pas une mise en circulation immédiate et généralisée : chaque déploiement restera soumis à une homologation individuelle ou par petite série, puis à l’accord des autorités locales concernées. Selon la presse spécialisée, le déploiement à grande échelle nécessitera encore des retours d’expérience sur la sécurité, l’assurance et la cohabitation avec les autres usagers de la route, avant que ces robots ne deviennent un spectacle familier dans les rues françaises.
Les professionnels du secteur, de la logistique urbaine à la restauration rapide en passant par le commerce en ligne, suivront de près les premières autorisations concrètes dans les prochains mois. Pour les acteurs de l’actualité numérique et pour les entreprises qui investissent dans la stratégie business autour de la logistique du dernier kilomètre, ce texte marque un jalon plus qu’un aboutissement — la suite se jouera homologation après homologation, rue après rue.
Questions fréquentes
Les robots de livraison autonomes peuvent-ils circuler sur les trottoirs en France ?
Non. L’arrêté du 28 juillet 2026 réserve leur circulation à la chaussée ; les trottoirs restent exclusivement dédiés aux piétons.
Quelle taille peuvent atteindre ces robots homologués ?
Jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, pour une charge utile maximale de 1 000 kg.
Qui décide des rues où ces robots pourront rouler ?
Les communes et intercommunalités définissent les secteurs et itinéraires autorisés, en fonction du trafic et de la configuration de leurs voies.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

