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vendredi 20 juin 2008

OGM ça passe

Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi sur les OGM, sur le fond comme sur la forme.

Une seule petite réserve. Un disposition prévoyait que la liste des informations obligatoirement rendues publiques en cas de cultures OGM serait fixée par décret. Le Conseil constitutionnel a estimé que cette liste devait figurer dans la loi. Dans sa grande mansuétude, le Conseil laisse un délai au gouvernement (jusqu'au 31 décembre 2008) pour rectifier le tir et inscrire cette liste dans une loi. Je prend les paris qu'un amendement gouvernemental sur le sujet va arriver sur le projet de loi "responsabilité environnementale" que les députés commencent à étudier mardi prochain...

Envoyez les violons

Les avoués de cour d'appel vont disparaitre, de fait puisque les appelants ne seront plus obligés de passer par eux. Maitre Eolas aborde le sujet avec le regard d'un confrère. La chancellerie invoque le développement des nouvelles technologies, qui facilitent la transmission des dossiers, qui rendrait les avoués inutiles. Le gouvernement, comme pour la carte judiciaire, semble prendre la question de manière très partielle, sans envisager l'ensemble des bouleversements et les nouveaux équilibres que cela va engendrer. J'aimerais beaucoup prendre connaissance de l'étude d'impact (oui, je sais, je rêve, elle n'existe que dans mon imagination), et notamment de celle relative à l'équipement des cours d'Appel et leur maitrise actuelle de la télétransmission (et là, j'ai des doutes). Le gouvernement n'est pas clair, mais il faut reconnaitre que les avoués ne font pas grand chose pour élever le débat, avec leur communiqué d'une grande violence et avec des courriers comme celui que je viens de trouver dans ma boite mail ce matin, envoyée par une salariée d'avoué.

Madame, Monsieur le Député,

Je viens d’apprendre avec stupéfaction et consternation l’annonce de Mme le Garde des Sceaux de supprimer la profession d’Avoué pour l’année 2010.

Je suis extrêmement choquée de la manière dont le Ministre de la Justice a déclaré la mort de cette profession sans aucune concertation avec les avoués et les syndicats des salariés, ce qui va à l’encontre de nos valeurs républicaines et du fondement même de notre démocratie.

Cette décision est une véritable catastrophe économique pour moi. En effet, j’ai 40 ans, je suis employée dans une Etude d’Avoués depuis 1988 soit 20 ans, je suis célibataire et j’ai ma mère qui vit avec moi car elle n’a qu’une petite retraite qui ne lui permet pas de vivre seule décemment.

Il s’agit de mon premier et unique emploi, lequel revêt un caractère spécifique et une reconversion à mon âge s’avère bien difficile et inquiétante, étant précisé que je perds bien évidemment mes 20 ans d’ancienneté ainsi que le salaire confortable que j’ai réussi à obtenir pendant toutes ces années de bons et loyaux services au bon déroulement de la Justice Française qui me remercie par un licenciement.

Comment Madame la Garde des Sceaux va-t-elle expliquer aux Français la fermeture de 235 entreprises croissantes qui embauchaient 3.000 employés et collaborateurs et qui contribuaient à remplir les caisses de l’Etat.

Je suis désespérée….. AIDEZ MOI A GARDER MON EMPLOI….

J’aurais aimé appliquer le slogan TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS !!!!!

Je laisse chacun se faire son opinion. Pour ma part, ce genre de courrier m'agace au plus haut point. Aucun argument de fond, juste une tentative d'émouvoir. Ce genre de courrier ne m'incite vraiment pas à prendre fait et cause pour les avoués, bien au contraire ! Le choc frontal, les hurlements et les manifestations ne les sauveront pas, ils serviront juste à obtenir un peu plus d'argent au moment du remboursement des charges.

Si les avoués veulent que la réforme soit retirée, ils doivent agir autrement, où alors, c'est un aveu implicite qu'effectivement, on peut se passer d'eux et que leur réaction est purement corporatiste...