Je vois que l'Europe est un sujet qui intéresse, vu le nombre de commentaires.

Je me retrouve pleinement dans le commentaire de Narvic. Quelque soit notre position sur l'Europe, on est devant un os, et à moins d'abolir la démocratie, il va bien falloir aller chercher dans les tréfonds du "peuple" la raison de son refus de l'Europe pour essayer de la surmonter. D'ores et déjà, il est évident que le passage en force n'est pas possible. Un nouveau référendum en France donnerait sans doute un résultat négatif !

Parce que le problème est là : le constat est clair, les peuples européens n'adhèrent plus au projet européen tel qu'il est proposé par Bruxelles ! Sur le pourquoi, je n'ai pas de réponse ferme et définitive, et je doute que quelqu'un en dispose d'une. C'est un travail d'écoute, d'analyse qui doit maintenant commencer. Et il n'est pas sans risque, car il pourrait amener sur le constat douloureux (et sans doute insupportable pour certains) que le projet des pères fondateurs est mort car il ne suscite plus l'approbation d'une majorité. C'est tout à fait possible, car on a fait entrer au sein de l'Union européenne nombre de pays, sans trop se poser la question de savoir ce qu'ils pensaient de ce projet fondateur. Sans même savoir ce qu'ils pensaient tout court ! Pour l'instant, c'est financièrement intéressant pour les nouveaux adhérents, ils ne vont donc pas cracher dans la soupe. Mais dans vingt ans ?

L'Union européenne ne disparaitra pas. Elle est bien trop nécessaire et cela, tout le monde en convient. Mais elle va sans doute devoir réviser sérieusement ses buts et ses modes de fonctionnement. Vu les réactions de certains eurobéats, je pense qu'il faudra encore quelques référendums négatifs pour qu'il admettent cette nécessité d'une révision en profondeur du projet européen !