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samedi 9 novembre 2013

Note technique sur les commentaires

Beaucoup se plaignent de l'arrivée, plus ou moins rapide de spams dans les commentaires. La réponse la plus évidente serait de mettre une captcha. Je ne le ferai pas pour plusieurs raisons.

La première, rédhibitoire, c'est que je ne sais pas comment faire, techniquement. Ce site n'a pas évolué d'un iota depuis sa création en janvier 2006. Il est toujours en version 1.0. J'ai bien trop peur de tout casser en cherchant à le bidouiller. Comme il me donne satisfaction tel qu'il est (sauf pour les spams), je n'ai aucune raison de le faire évoluer.

La deuxième raison, c'est que je n'aime pas les captcha. Ça m'énerve d'avoir à les remplir, de ne pas y arriver (notamment avec un smartphone). Je n'en veux donc pas chez moi.

Je vais passer en modération a priori des commentaires. Il y a encore quelques temps, je ne l'aurais pas fait, car cela peut nuire à la fluidité des commentaires, et donc aux échanges qui peuvent y naitre. Depuis l'arrivée de Twitter et d'autres outils, les échanges se font de moins en moins en commentaires sous l'article. De moins en moins même.

Finalement, les échanges vraiment intelligents et réfléchis (qui sont rares, je vous rassure) peuvent très bien s'accommoder d'une lenteur. La modération a priori permettra donc d'éliminer tous les spams, mais aussi les commentaires qui n'apportent rien, ou les insultes. Je ne garderai que les commentaires qui apportent réellement quelque chose, soit qu'ils questionnent intelligemment, soit qu'ils enrichissent le contenu ou la perspective de l'article.

Je m'aperçois finalement que comme les trackback, les commentaires sous les billets de blogs sont voués à décliner, voire à disparaitre. Les gens n'ont plus le temps de commenter, et quand ils le font, c'est sur les réseaux sociaux. Et ce n'est pas plus mal, car pour ce que certains ont à dire... Peut être qu'ainsi, on pourra retrouver une qualité d'échanges en commentaire.

On verra bien ce que cela va donner...

vendredi 26 juillet 2013

Tourner une page

La session extraordinaire du Parlement vient de se terminer. Une page se tourne pour moi. Je n'ai aucun regret, aucune tristesse, juste la petite larme qui vient au coin de l’œil quand une porte se referme pour de bon et qu'on passe à autre chose. Ça dure peu de temps, tout en étant inévitable. Je pars sans regret, car j'ai épuisé les charmes de ma précédente fonction. Certes, je m'amusais encore, car un troll comme moi ne pourra jamais se lasser et épuiser le potentiel que lui offre la vie politique. Mais je n'apprenais plus rien, je n'avais plus de perspective de progression professionnelle. Dans ces cas là, il faut savoir s'arracher du confort douillet pour partir vers une autre aventure professionnelle, avant de se retrouver contraint de le faire, dans des conditions beaucoup moins sympathiques et confortables. J'ai été trop marqué par ce qui est arrivé à certains en 2007 et en 2012 !

Je pars donc, dans des conditions que je considère comme optimales. Je laisse un successeur compétent, formé au poste. Je lui ai donné le maximum de ce que je pouvais lui donner. Je pars donc la conscience tranquille, comme je l'ai toujours fait quand j'ai quitté un poste. Je suis en excellents termes avec tous mes anciens employeurs. J'arrive sur un poste qui me fais envie, qui me fais kiffer, où je peux à la fois exploiter au mieux les compétences acquises dans les précédents postes et progresser, découvrir de nouveaux horizons. En plus, j'arrive dans une équipe où je me sens bien, ce qui compte beaucoup pour moi. Personnellement, je ne pouvais pas rêver meilleure transition professionnelle.

Je pars en ayant eu des satisfactions professionnelles. Je me suis bien amusé, et l'essentiel est là. Je n'ai pas eu l'impression de perdre mon temps (même s'il était temps de partir) et surtout d'avoir été, un peu, utile aux causes qui me tenaient à cœur. Je suis lucide sur mon apport, car je sais que la décision publique est un processus collectif où l'intervention d'une seule personne est rarement décisive, sauf à être au sommet (ce qui n'était pas mon cas). Mais j'ai pu participer à un processus global, intervenir, dans l'étape où je me situais, afin d'améliorer les choses. Dans certains cas, j'ai eu la satisfaction d'avoir fait des choses qui n'auraient pas été faites si je n'avais pas été là, et qui ont, peut-être, modifié la manière dont les choses se sont déroulées, sans préjuger de l'impact réel à long terme, sans doute très faible. Bref, je n'ai pas le sentiment d'avoir été totalement inutile au bien commun. Ça compte à l'heure du bilan !

Cela va bien entendu provoquer des évolutions sur ce blog. Beaucoup de lecteurs connaissent ma véritable identité (en même temps, c'est pas bien compliqué à trouver). Il est évident que je ne vais pas mettre en péril ma vie professionnelle, et que mon identité IRL prime sur mon identité numérique. Je ne pourrai pas forcément me permettre des choses que je me permettais, inversement, des espaces nouveaux de liberté vont s'offrir. La tonalité de ce blog pourrait changer, sans que je sois en mesure de donner davantage de précisions. Cela se fera au feeling, avec comme limite absolue de ne pas nuire à mes activités professionnelles. Pour le reste, je sais qu'on ne se refait pas...

C'est un moment important pour ce blog, car je sais maintenant qu'il survivra au contexte dans lequel il est né. C'est toujours le même problème quand on lance un blog : on a un rythme de vie, des contraintes et des libertés qui sont très liées à la vie personnelle et professionnelle. Il suffit qu'un paramètre change, que le temps se fasse soudain plus rare, que de nouvelles règles déontologiques surviennent, pour qu'un blog disparaisse. Cela m'aurait fait mal au cœur d'arrêter, finalement, ce ne sera pas le cas (au prix d'une évolution, mais c'est inévitable).

Ce blog continuera à être ce qu'il a toujours été, un blog personnel. Ce blog, c'est moi, avec mes exaltations et mes détestations, mes coups de fatigue, mes emballements. Je ne suis absolument pas objectif et ce n'est pas le but d'un blog. Je continue à me réserver le droit de "surprendre" mes lecteurs avec des billets au ton différent, qui relèvent du coup de gueule et de la réaction à chaud, en assumant parfaitement de ne pas être consensuel. Nous sommes tous pleins de contradictions, vivant sur des plans différents. Je revendique et j'assume ma complexité, au risque de dérouter. Toute tentative de lier mon expression personnelle avec mes activités professionnelles ne peut que mener à de lourdes erreurs d'analyses. Quand on fait le métier que j'ai fait pendant plus de 10 ans, on apprend la schizophrénie, on fait la part des choses dans ses indignations. J'ai lancé des coups de gueule sur des sujets où je ne suis pas intervenu professionnellement, et inversement, j'ai fait bien des choses dans le cadre de mon boulot qui n'ont pas trouvé le moindre écho ici. En vieillissant, j'ai affiné mon regard sur le monde et pris beaucoup de recul sur l'écume médiatique, ainsi que sur l'influence (bien faible) que je peux avoir sur la marche du monde et de la vie politique. Je n'ai aucune influence, et je m'en porte très bien.

Je passe à une autre étape, où je souhaite continuer à servir le bien public, mais différemment. Là encore, mon apport personnel ne sera sans doute pas décisif, et sera même probablement insignifiant. Mais j'ai renoncé à être décisif. Ce que je souhaite, c'est participer à un processus collectif qui aboutit à ce que le débat démocratique soit de qualité, et que les décisions qui en découlent soient le plus conformes possible à l'intérêt général. C'est un sacrifice de l'ego, le chemin inverse de l'engagement en politique. C'est parfaitement choisi et assumé, et cela correspond finalement assez bien à ce que je suis, même s'il faut parfois un peu de temps pour l'accepter.

Un changement professionnel est finalement parfois aussi une évolution dans la maturité, l'occasion de concrétiser professionnellement une évolution personnelle. En vieillissant, on change (on se bonifie) et les aspirations évoluent. Cela doit se traduire par une évolution professionnelle, afin de rester en phase avec soi-même. C'est ce que j'ai fait, et j'adapte ensuite les différents compartiments de ma vie à cette évolution qui est quand même importante. Le moment est venu de tourner la page d'une étape de ma vie, sans regrets et sans remords.

samedi 13 juillet 2013

Les barbares sont à nos portes

Hier, a eu lieu un dramatique accident de train, le plus grave depuis 25 ans. Au delà du choc que provoque un tel accident mortel, c'est un autre incident qui m'a le plus frappé, choqué même. En effet, les secours qui arrivaient sur place ont été caillassés et des personnes, présentes sur les lieux, plutôt que de porter secours aux victimes, les ont détroussées (les incidents semblent avoir été assez limités). On se croirait dans un roman de science-fiction post-apocalypse comme "La route" de Cormac McCarthy, où dans un monde détruit, l'homme revient progressivement à l'état sauvage. Pourtant, nous sommes dans la France de 2013, à Brétigny sur Orge, à deux pas de Paris...

C'est là qu'on se dit qu'il y a un problème, un vrai problème...

On sait que la banlieue, notamment parisienne, est une poudrière, un "dépotoir" où nous parquons des populations en très grande difficulté sociale, en leur donnant juste de quoi ne pas crever de faim, et de temps en temps, un petit peu plus afin que certains puissent s'en sortir. On appelle cela "la politique de la ville", bel euphémisme pour nommer un emplâtre sur une jambe de bois ! On sait tous que les moyens alloués à cette politique sont insuffisants, que les annonces, les "plans banlieue" sont grandiloquents et inefficaces, car les moyens sont insuffisants, que chacun fait ce qu'il veut à son niveau avec une coordination plus qu'aléatoire, et qu'on se débrouille. Malheureusement, cela ne suffit pas, et de véritable zones de non-droit existent. Nous en sommes responsables, car c'est un choix collectif qui a été fait de reléguer ces populations à problème dans des ghettos, pour masquer une misère que nous n'avons pas pu, ou pire même, voulu traiter, car cela coutait trop cher. On le sait depuis longtemps, mais on fait semblant de ne pas le voir, en se mettant la tête dans le sable, et en espérant qu'ils ne sortent pas de chez eux et qu'on ne les voient pas trop. On a le résultat de plusieurs décennies d'exclusion et de misère sociale, qui ont entrainé une très profonde déculturation, une perte de repère tellement profonde qu'on peine à se rendre compte du danger que cela représente.

Jusqu'ici, on a du bol, ils restent confinés dans leurs secteurs, préférant rester en terrain connu, ce qui est compréhensible. Mis à part quelques flambées de violence, on ne les voit jamais à la télévision, donc ils n'existent pas aux yeux de la grande majorité de la population, qui en plus, préfère ne pas voir et ne pas savoir, ayant ses propres problèmes. Comme ils ne votent pas ou très peu, les politiques peuvent ne pas s'en occuper, ne pas vraiment les représenter et relayer leurs demandes. Ils sont invisibles, on ne sait pas ce qui se passe dans ces cités et on se garde bien d'y aller (ce qui relève du bon sens, vu les conditions de sécurité). Pourtant, ils sont présents sur notre territoire, à moins de 30 minutes de RER du centre de Paris, et nombreux. Potentiellement, ils représentent un danger s'ils se décident à descendre en nombre sur le centre-ville, de manière un peu organisée. S'ils le font, ce ne sera certainement pas pour aider les vieilles dames à traverser...

C'est justement là que les incidents de Brétigny sur Orge prennent tout leur sens, et sont glaçants. Que devant un telle catastrophe ferroviaire, le réflexe n'ait pas été de porter secours, mais au contraire, "d'achever les victimes" pour les détrousser montre qu'on est arrivé très loin dans la barbarie, au sens premier qui est celui que donnait les romains : l'éloignement de la civilisation, à la limite de la perte d'humanité. Là encore, on le savait, on avait des informations sur des camions de pompiers caillassés pendant une intervention sur un incendie, mais ici, ça prend une tournure tellement dramatique et ubuesque avec cet accident de train qu'on est frappé, qu'on ne peut plus ignorer le problème.

Il y a réellement urgence à aller voir ce qui se passe en banlieue, à mesurer le degré de "retour à l'état sauvage" de certaines franges de la population, et de mettre les moyens pour rétablir la situation, de faire revenir ces populations au sein de la communauté. Le danger de voir les barbares descendre sur la ville devient de plus en plus réel, c'est peut-être même, à Paris, l'un des problèmes majeurs des 10 prochaines années. C'est maintenant qu'il faut agir.

lundi 27 juin 2011

De l'art d'envoyer balader

Ce week end, j'ai pu découvrir grâce à l'excellent veilleur Benoit Tabaka ce jugement rendu par le TGI de Paris. Il est à lire absolument, car c'est à pleurer de rire. Mais c'est aussi, au delà de l'humour, un texte profondément intelligent sur ce qu'est juger.

Dans cette affaire, le juge doit trancher sur une plainte d'une ancienne participante à une émission de télé-réalité contre un magazine people de seconde zone, pour atteinte à la vie privée. On est à la limite du sordide, tant l'affaire est pitoyable, des deux cotés d'ailleurs. Le juge exprime très clairement cela, avec une cruauté jubilatoire, tant sur le fond de l'affaire que sur le couple téléréalité-magazine people, qui de concert, vendent du vide et où la plainte pour violation de la vie privée sert à régler un différend commercial et/ou à mettre un peu de piment afin de relancer l'intérêt du public en faisant croire que ce n'est pas du chiqué.

On sent que le juge n'a qu'une envie, c'est d'envoyer balader tout ce petit monde. Mais il ne le peut pas, car doit trancher tout litige qui lui est soumis, sous peine de déni de justice. Il se penche donc sur le dossier et reconnaît que, formellement, la plaignante est dans son droit. Il décide donc de lui accorder un euro de dommages et intérêts, soit le strict minimum. Et surtout, il termine sur cette phrase magnifique : "le juge ne l'est pas plus (rancunier) à l'égard d'aucune d'entre elles (les parties), mais il a un exigeant métier qui le retient à de plus amples tâches". On peut traduire cela par "vous êtes marrants, mais j'ai autre chose à faire que de m'occuper de vos conneries".

Cela fait plaisir de voir que dans un jugement, on ne se contente pas de dire sèchement le droit, mais qu'on porte aussi un regard sur la société, avec une appréciation cruelle, mais ô combien juste et surtout, qui soulage, le juge, mais aussi ceux qui lisent avec délectation ce jugement.

mercredi 15 juin 2011

Privatisation de l'espace public

Aujourd'hui, pour participer au grand moment de célébration orchestré par une entreprise française pour son centenaire, Bertrand Delanoé débaptise la rue Sébastien Bottin pour lui donner le nom de Gaston Gallimard.

Que Monsieur Gallimard ait une rue à Paris ne me choque pas. C'est une personnalité qui a marqué le monde de l'édition, et certains, qui en ont moins fait, on leur rue. Non, ce qui me dérange, c'est la manière dont tout cela est fait. Cette année l'entreprise Gallimard a décidé de célébrer en très grande pompe son centenaire. C'est son droit, et c'est vrai que cet événement mérite qu'on s'y arrête. Pour autant, il ne faut pas oublier qu'il s'agit aussi d'une grosse opération de communication de la part de cet entreprise. Qu'une exposition ait lieu à la Bibliothèque nationale, pourquoi pas, le lieu est idoine. Que l'on fasse un grand documentaire pour la télévision, là encore, pourquoi pas.

Mais quand on débaptise la rue où se trouve le siège de l'entreprise, pour lui donner le nom du fondateur de l'entreprise, on franchit une limite, c'est de l'occupation illégitime du domaine public. Nommer un lieu, ce n'est pas un geste anodin. Déjà, pour les habitants de la rue, c'est un dérangement analogue à un déménagement. Il faut refaire tout son papier à en-tête, prévenir tous ses correspondants que l'adresse a changé. Quand on a rien demandé, c'est désagréable. Ce n'est pas anodin, car la rue est un espace public, et les décisions aussi lourde que le choix d'un nom ne doivent pas se faire avec autant de légèreté, et encore moins pour complaire à une entreprise privée et surtout pas dans le cadre d'une opération de communication.

Quel bénéfice tire la ville de Paris et ses habitants d'un tel changement de nom ? Aucun. Cela crée même un précédent, qui risque d'amener les entreprises à demander des changements de noms des rues où se trouvent leurs sièges, y compris en payant. Cela se fait déjà bien pour les stades, pourquoi pas demain pour les rues. Je ne sais pas si Bertrand Delanoé s'est rendu compte qu'il engageait là un processus de privatisation de l'espace public. J'en doute, ce monsieur me semblant tellement sensible aux opérations de comm', surtout quand elles viennent des milieux "culturels". C'est bien dommage qu'il soit tant à l'écoute des lobbies et pas tellement à celui de l'intérêt du public, qui est de bien marquer la limite entre les espaces publics et les espaces privés.

jeudi 16 décembre 2010

Tant de choses à faire

Ce soir, trois sujets se télescopent dans mon radar.

Le Sénat a achevé l'examen de la proposition de loi de simplification du droit (la Warsmann 2). Ce sujet m'intéresse, tant sur la démarche que sur ce qui est voté et discuté dans le cadre de ces textes. Plein d'articles additionnels ont été adoptés, le gouvernement s'est fait battre sur certains amendements. Il faudrait analyser tout cela, chercher les bugs potentiels, analyser comment les sénateurs ont travaillé, leur état d'esprit, voir ce qui va provoquer des débats en seconde lecture.

Ce jour, le Conseil constitutionnel a censuré 19 articles du PLFSS. J'ai rapidement jeté un coup d'œil : pour l'essentiel, c'est de l'abattage de cavaliers législatifs. Au-delà de la lassitude (franchement, tous les ans c'est la même chose, ils n'apprennent donc rien ?) il serait amusant d'analyser d'où venaient ces cavaliers : Sénat, Assemblée, texte d'origine. Qui les a portés, comment ont-ils été adoptés. A t-on seulement soulevé leur possible censure pour cause de "cavalerie" ?

Enfin, un groupe de respectables gens du numérique sont allé déjeuner à l'Elysée. Que cette rencontre ait lieu est important, qu'elle soit à l'initiative du président de la République est encore plus notable, le numérique n'étant pas son sujet de prédilection (tout le monde ne peut pas être geek). Evidemment, les considérations électorales ne sont pas absentes dans cette volonté présidentielle d'aller vers le monde du numérique. Et justement, c'est ça qui est rassurant, car un homme politique a du flair, et sait très vite qui cajoler et qui on peut snober superbement. Nicolas Sarkozy a compris qu'il ne sera pas possible, en 2012, de continuer à traiter le numérique comme il l'a été jusqu'ici. Cela ouvre des perspectives...

Ces trois sujets mériteraient chacun un billet complet, détaillé (surtout le dernier, qui est majeur). Je ne les ferai pas parce que je n'ai pas le temps. Trop de travail en cette fin d'année. Trop de fatigue aussi. Surtout ça d'ailleurs, qui fait qu'on est moins productif au boulot et donc que l'on a l'impression de crouler sous la charge. Si ce n'est pas traité aujourd'hui, cela ne le sera pas demain car d'autres sujets arriveront, tout aussi intéressants et appétissants. Car rassurez-vous, le plaisir intellectuel est toujours là. Juste besoin de repos, comme beaucoup.

lundi 9 août 2010

Vacances

Je pars ce soir dans le fin fond de la France, sans internet ou presque. Je ferme donc les commentaires. Retour le 23 août.

mercredi 5 août 2009

Avis de fermeture imminent

C'est les vacances. Depuis maintenant une bonne semaine, j'ai considérablement ralenti mon activité bloguesque. Et bientôt, cela va s'arrêter, jusqu'à la fin du mois d'août, faute de connexion internet.

Repos et déconnection, ça ne fera pas de mal. Je suis déjà largement en dehors des flux depuis que je n'ai plus qu'une connexion bas débit que je n'ai le temps de n'utiliser que le soir, quand les enfants sont couchés.

Etrangement, cela ne manque pas, et c'est tant mieux. C'est le signe que je ne suis pas un junkie de l'internet. L'atonie du mois d'août y est aussi pour quelque chose. Je ne pense pas rater grand chose...

D'ici quelques jours, l'ensemble des commentaires seront fermés. Retour le 30 août.

mercredi 8 octobre 2008

Par ici la bonne soupe

Les bourses s'effondrent. Il va y avoir de très bonnes affaires à réaliser, car dans la panique, les traders ne regardent plus les fondamentaux. Il y a forcement des valeurs parfaitement saines qui vont se retrouver sous-évaluées.

Dans les crises boursières, il faut garder la tête froide, et se dire qu'après la pluie, vient le beau temps.

C'est donc le moment d'acheter (peut-être pas dans le secteur bancaire) et d'attendre que ça remonte. Parce que forcement, ça remontera. Il suffit juste de ne pas être pressé.

dimanche 22 juin 2008

Ca castagne aux buttes chaumont

J'aurais pu être témoin d'un fait divers dramatique. Samedi soir, vers 20 heures, un jeune homme de confession juive a été passé à tabac à proximité du parc des buttes Chaumont. En effet, à ce moment là, je promenais authueil junior dans les environs du parc de buttes chaumont... Cela fait toujours un choc quand ce genre d'incident déplorable et condamnable arrive près de chez vous !

C'est vrai qu'il y avait beaucoup de familles juives dans le parc. C'est d'ailleurs comme cela tous les samedis, où beaucoup de juifs pratiquants attendent dans le parc, en se promenant, la fin du shabbat. Quand je rentrais chez moi, vers 21h 30, ils se dirigeaient tous (enfin, les hommes) vers la synagogue. Cette promenade vespérale permet, en plus de faciliter la digestion, de ne pas se mettre en infraction avec les règles religieuses qui prescrivent (c'est compliqué, je simplifie) de ne pas utiliser de technologie créée de la main de l'homme pendant le shabbat. Vous allez me dire que c'est très bète, mais ça veut dire par exemple de ne pas utiliser les digicodes ni les ascenseurs. Il m'est souvent arrivé, les samedis, de voir des juifs (reconnaissables à leur tenue) attendre devant la porte de leur immeuble que quelqu'un d'autre entre ou sorte pour profiter de l'ouverture de la porte. Avouez que dans notre société ultra technologique, ce n'est pas évident d'être juif pratiquant.

La suite de l'article fait mention de bagarres régulières entre bandes rivales dans le parc des buttes chaumont. Personnellement, je n'en ai pas vu, ni même entendu parler, et pourtant, j'y vais souvent, dans ce parc, pour promener bébé. Je n'ai jamais assisté à la moindre scène d'agressivité antisémite. Samedi soir, tout était calme et paisible, sans la moindre inquiétude dans les bacs à sable des buttes chaumont. Comme quoi, entre la perception et la réalité, il y a une marge. Ce n'est pas pour autant que la réalité se limite à la perception qu'on en a !

dimanche 2 septembre 2007

C'est reparti

Après une plongée dans la France profonde et rurale, sans connexion internet, je suis de retour à Paris (il était temps, le jardinage sous le climat humide, ça va un moment).

vendredi 10 août 2007

Les vacances

Je pensais pouvoir encore bloguer un peu, au moins jusqu'à dimanche, date de mon départ vers un lieu dépourvu de connexion internet. Le temps magnifique qui règne actuellement sur la Bretagne ne m'en laisse pas le temps. C'est fou comme on perd le rythme une fois en congés, alors dans ces conditions, autant fermer la boutique. Retour le 4 septembre.

vendredi 27 juillet 2007

J'ai rencontré Kafka

J'ai eu besoin d'aller aux archives du ministère des Affaires Etrangères, photocopier quelques documents anciens dont j'avais les références précises. Cela n'aurait dû prendre qu'une demi heure au grand maximum. C'était sans compter avec l'organisation de ce service, absolument délirante.

Pour consulter les documents, il faut être inscrit comme lecteur. Jusque là rien d'anormal et en général, c'est une formalité rapide. Le tout est d'accéder au guichet, qui se trouve dans la salle de lecture, elle-même se trouvant au sein du ministère des Affaires Etrangères, Quai d'Orsay. Il faut commencer par écrire une belle lettre au service des archives, demandant votre inscription. On ne peut se présenter que muni de la réponse du service, qui met un mois à arriver. J'ai suivi le processus et nanti de la précieuse missive (qui a effectivement mis un bon mois à me parvenir), je pousse donc la porte de ce ministère et me renseigne à l'accueil à 13 heures 35, le jeudi 26 juillet. On me répond que l'accès à la salle de lecture se fait de manière groupée, toutes les heures, et bien entendu, dans la limite des places disponibles. Et je viens de rater de cinq minutes le départ. Il me faudra donc attendre une heure, mais j'ai un peu de chance dans mon malheur, il reste UN d'archivbadge d'accès, qui m'est généreusement attribué. L'heure dite, je monte avec le groupe et me présente au président de salle, chargé de confectionner ma carte de lecteur, ce qu'il accompli très gentillement, après avoir passé cinq bonnes minutes au téléphone à répondre à une demande de renseignements. Muni de la précieuse carte, je lui demande comment commander le document qui m'intéresse. Il me répond que l'on ne peut commander que de la veille pour le lendemain, car à la suite de congés maladie, le service est en grave sous-effectif. Il est 15 heures, je suis bon pour revenir le lendemain.

Ce jour, 27 juillet, je me représente à l'accueil, mais cette fois ci à 13 heures 20. La même hotesse m'annonce qu'elle n'a plus de badges disponibles et qu'il y a sept personnes devant moi. Il faut donc attendre, en espérant que des lecteurs qui ont fini leur recherches descendent et rendent leur badge. Une groupe descend et libère effectivement des badges, mais seulement cinq. Je suis bon pour attendre encore une heure. A le seconde fournée de l'après midi, j'arrive à monter et j'entre dans la salle le premier, à 14 heures 45. Je me dirige vers le guichet où l'on retire les documents commandés. Une jeune femme me prend le petit carton imprimé où figure la référence de mon microfilm et commence à chercher désespérement parmi ceux qui se trouvent sur l'étagère, pour finalement constater qu'il n'y est pas. Comme le service est en sous effectif, ils n'ont pas eu le temps de le descendre. Il est 15 heures... Il faut donc attendre que son collègue reparte dans les magasins, et ce ne sera pas avant 15 heures 30. Les suivants de la file d'attente se heurtent aux mêmes joies kafkaïennes. Une lectrice demande un document qu'elle a déjà consulté la veille et qu'elle a mis en réserve. Là encore, fouille générale, le document est introuvable et par malheur pour cette lectrice, impossible à localiser précisément car mal rangé par un magasinier qui n'est pas de service aujourd'hui. Le summum est atteint avec la personne suivante, à qui on répond que que son document est bien là, mais qu'on ne délivre de document qu'aux personnes ayant une place assise, et qu'à ce moment précis, toutes les places assises sont prises. Il faut donc qu'elle attende qu'une place se libère.

Ayant une bonne demi heure à tuer, je pars me promener. Je visite ainsi le Quai d'Orsay sans que personne ne me fasse la moindre remarque, je parcours les salons (en cours d'installation) du cabinet de Rama Yade, je passe dans le couloir où est hébergé le cabinet de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes. Je sors et fait un tour dans les (petits) jardins. A aucun moment, je ne suis arrêté, contrôlé, personne ne me demande ce que je fait là et quand je demande ma route, on me renseigne avec une parfaite courtoisie. Avis aux terroristes, si vous êtes bien habillé et muni d'un badge, une fois passé l'entrée, vous pouvez circuler absolument partout. Un vrai moulin !

A 15 heures 30, retour à la salle de lecture. La jeune femme qui me suivait dans la file attend toujours son document mis en réserve. Elle est sur le point de partir quand, miracle, il est retrouvé, grâce à l'intervention de deux techniciens informatiques, venus réparer l'ordinateur du guichet de retrait des documents, qui ont été obligé pour ce faire de déplacer quelques piles de liasses et de cartons d'archives. Grâce à sa mémoire visuelle, cette lectrice a reconnu son document qui a pu lui être délivré. Pour ma part, ma bobine de microfilm étant enfin arrivée, j'ai pu aller à la machine faire mes copies. 10 minutes après, je sortais avec mes documents sous le bras, tout heureux d'avoir réussi. Il s'en est fallu de peu, car cette salle d'archive ferme tout le mois d'août, pour préparer le déménagement de ce service vers... La Courneuve.

Oui, nous sommes bien au 21ème siècle, dans un service administratif français !

jeudi 24 mai 2007

Recherche emploi

Je cherche un nouveau job. Idéalement sur Paris intra-muros ou très proche banlieue. Secteur du lobbying/relations institutionnelles, mais je suis ouvert à toute proposition (à l'exclusion des fonctions commerciales et de marketing).

Bonne connaissance du Parlement et des rouages politico-administratifs français. Carnet d'adresse dans les milieux de droite (Parlement et cabinets ministériels). Maîtrise des outils informatiques de base, habitude de travailler en autonomie. Un DRH qui m'a fait passer un test avec plein de questions m'a classé dans la catégorie des "facilitateurs". Sens de la diplomatie et de la discrétion, capacités rédactionnelles (rédaction de courriers, de documents juridiques et, accessoirement, d'un blog). Supporte les employeurs "à caractère". Disponible immédiatement.

Merci d'envoyer les éventuelles propositions en mail privé.

lundi 5 mars 2007

En cas d'urgence

Je ne relaie jamais les chaines de mails auxquelles on me propose de participer. Soit ce sont des hoax, soit ce sont des "initiatives militantes" qui servent plus à donner bonne conscience qu'à obtenir un résultat concret. Pour une fois, je fais exception à la règle, car je trouve l'idée (à laquelle je n'avais pas pensé) très utile et à diffuser.

''Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts. Les ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans son répertoire, la personne à contacter en cas d'urgence sous le même pseudonyme. Le pseudonyme international connu est « ICE » (= In Case of Emergency). C'est sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours. Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc. Facile à faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup. Si vous croyez en l'utilité de cette convention, faites passer le message afin que cela rentre dans les moeurs.''