Après Christine Boutin, voici maintenant le tour de Roger Karoutchi et de Christine Albanel d'être recasés. Pour Roger, une belle ambassade, mais pas n'importe où : à Paris, auprès de l'OCDE, dans le 16ème arrondissement. On lui a proposé quelque chose au Maghreb, mais c'était trop loin, il aurait du interrompre ses activités politiques. Ensuite Christine Albanel. On lui a proposé la direction de la villa Médicis, à Rome, qui justement, vient de se libérer. Elle a refusé et on la comprend. La dame étant plus gourmande, elle a demandé la présidence d'Arte. Il faudra donc "déplacer" l'actuel titulaire du poste, qui a encore deux ans de mandat à courir. Même s'il est théoriquement possible de virer Jérôme Clément, cela aurait un cout politique bien trop élevé. On va plutôt l'acheter en lui proposant un beau poste (la villa Médicis ?).

Après ces deux annonces, je comprend les jérémiades des virés du gouvernement. Ils font monter les enchères pour leur recasage. C'est en fait la partie médiatiquement visible d'une négociation discrète. Je remarque juste que redevenir parlementaire n'enchante aucun ancien ministre, puisque ni Roger Karoutchi, ni Christine Boutin ne semblent intéressés par la reprise de leur fauteuil. A la limite, c'est leur filet de sécurité, leur dernier choix. Ce filet de sécurité peut avoir pour effet d'accroitre leur gourmandise. A défaut, ils réintègrent le parlement.

Attendons de voir ce que l'on va donner à Jégo (qui semble mettre la pression en menaçant de balancer), Santini et Laporte. Et surtout, attendons les auditions que certains de ces recasés seront obligés de passer devant le Parlement pour valider leur nomination (et notamment Christine Albanel pour Arte). Ca pourrait être drôle.