Les étudiants commencent à s'inquiéter pour leurs examens et leurs diplômes. Plus le temps passe, plus leur situation devient délicate, car comment valider des diplômes alors que plus de la moitié de l'année a été perdue pour fait de grève. Va-t-on faire une distribution générale, où comme à l'école des fans, tout le monde a gagné ? Vu la valeur de certains diplômes universitaires, on ne verrait sans doute pas la différence avec les promotions précédentes.

Le gouvernement a décidé de jouer la fermeté. Puisqu'il n'y a pas eu assez de cours, les diplômes ne peuvent pas être validés. Donc, pas de diplômes cette année. Et c'est logique : on est à l'université pour étudier, pas pour mettre le bazar. Si on veut s'amuser à faire grève et à bloquer, c'est un choix, mais on en accepte les conséquences. Ce serait trop facile autrement. Vous allez me dire "et les étudiants qui voulaient étudier ?". Je vous répondrais qu'ils n'avaient qu'à prendre les choses en mains, et faire comprendre plus clairement et vigoureusement aux bloqueurs qu'ils n'avaient rien à faire là. J'ai vu des "syndicalistes étudiants" en action, bien souvent, ce n'est que de la gueule. Ils pratiquent l'intimidation, mais dès qu'ils se retrouvent à devoir passer à la vitesse supérieure, c'est à dire un véritable affrontement face à des gens déterminés, la plupart se dégonflent. Il existe, c'est vrai, un petit noyau de casseurs qui n'attendent qu'une chose, c'est que ça castagne. Pour ceux là, il existe une solution, la police.

J'aimerais que l'on mette enfin les étudiants face à leurs responsabilités. S'ils veulent que les cours soient donnés dans des conditions normales, ils n'ont qu'à prendre les choses en mains plutôt que d'attendre passivement que les choses se règlent et que l'Etat leur donne leur diplôme dans une pochette surprise si jamais les choses ne se sont pas arrangées.

Dans la vie, on a ce qu'on se donne !