Benoit XVI a été membre des jeunesses hitlériennes. On le savait, ce n'est pas un secret. Il n'avait d'ailleurs pas eu le choix puisque c'était obligatoire. Cela ne veut absolument pas dire que Joseph Ratzinger a été nazi. Et pourtant, il y en a encore à vouloir essayer d'accréditer cette thèse, comme par hasard à un moment important. Ca tourne à l'acharnement et ça ne mériterait franchement pas d'être repris. Pourtant, il y en a qui ne peuvent pas s'en empêcher...

Pourtant, il y en a des choses à dire sur l'action de ce pape, sur cette église catholique qui, lentement mais surement, revient sur Vatican II, qui réaffirme que seule l'église catholique est détentrice de la "Vérité", qui remet à l'honneur la pompe de l'ancien temps. S'il faut attaquer, c'est sur cela, car c'est le fond de l'affaire, qui dépasse de loin la seule personne de Benoit XVI, qui seul, ne pourrait pas mener un tel retour en arrière. C'est cela qu'il faut analyser, disséquer. Attaquer sur de mauvaises bases est contre-productif, car cela renforce celui qui est attaqué et n'a pas trop de mal à convaincre les personnes de bonne foi de la bassesse de ces accusations.

C'est vrai que s'attaquer aux vrais sujets demande une certaine compétence technique que tous n'ont pas. c'est vrai que médiatiquement, c'est moins payant, on vend moins de papier à traiter le vrai sujet sur le fond. Et surtout, pourquoi se priver de donner à sa clientèle ce qu'elle attend. Nombre de titres de la presse française (en ligne ou papier) ne vivent que de cela : donner à ses lecteurs des éléments pour conforter leurs opinions et préjugés.