La grande question du jour, dans l'affaire "Julien Dray", c'est "qui a balancé à la presse ?". Et on suppute, soit des "amis" au sein du PS, l'UMP ou je ne sais qui.

Comme si c'était la première fois que des informations censées être confidentielles (un PV d'audition devant un juge par exemple) se retrouvaient sur la place publique ! Le secret de l'instruction et le secret professionnel se sont effacés depuis bien longtemps devant le "droit à l'information", surtout quand c'est croustillant ou scandaleux. La plainte contre X de Julien Dray est donc un sommet d'hypocrisie ou une pitoyable tentative d'allumer un contre-feux médiatique.

Même chose pour les déclarations de certains socialistes, qui trouvent étrange le timing de la révélation et supputent une volonté de casser le mouvement lycéen. Là encore, pitoyable tentative de détourner l'attention, car si telle avait été la volonté du gouvernement, la fuite aurait eu lieu depuis longtemps. Le parquet a lancé les opérations le 10 décembre. Dès le 11 décembre, aucun problème pour cela se retrouve dans la presse, à un moment bien plus opportun pour gêner le mouvement lycéen !

On peut dire ce que l'on veut sur le lynchage et sur les coups bas en politique, le meilleur moyen d'éviter tout cela est de ne pas avoir de casseroles ! Ce genre de faits, c'est rarement inventé, du moins, il y a toujours un petit quelque chose à la base, une faiblesse que l'on exploite. La ruineuse passion de Julien Dray pour les montres coûteuses est de notoriété publique, ce que l'on connait moins, c'est la manière dont il finance cette passion. Ce n'est pas avec une indemnité de député et de vice-président de conseil régional qu'on peut se payer des montres à 30 000 euros ! D'où vient l'argent ? Héritage, autres activités professionnelles ? A partir du moment où les choses ne sont pas claires, on prête le flanc aux attaques.

Dans ces cas là, on se met au clair ou alors, on ne fait pas de politique. Quand on veut monter à l'arbre, mieux vaut avoir le cul propre !