Rama Yade est en train de subir la dureté de la politique. Choisie pour son frais minois et sa belle couleur à un poste communicationnel, elle s'est prise à croire qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait et qu'elle était maitresse de son destin. Erreur ! Elle devait tout à son mentor, Nicolas Sarkozy, et si celui-ci décide de la lâcher, elle n'est plus rien. Il y a donc des offres qui ne se refusent pas, et ça, visiblement Rama Yade ne l'a pas compris.

Elle a sans doute commis une erreur fatale en refusant de se porter tête de liste aux européennes. Elle va se faire virer du gouvernement, c'est décidé. Nicolas Sarkozy lui proposait une porte de sortie honorable. Elle a refusé et va donc se faire virer sans rien derrière. L'opération de sortie risque même d'être anticipée, du moins c'est ce qui me vient à l'esprit en lisant les propos de Kouchner "la création d'un secrétariat aux droits de l'homme est une erreur de ma part". Ca sonne comme un arrêt de mort pour Rama Yade, et l'exécution risque d'avoir lieu très vite. Puisque Jean-Pierre Jouyet part le 15 décembre, on pourrait profiter de l'opération pour réorganiser complètement le pôle "affaires étrangères" et débarquer Rama Yade en supprimant purement et simplement son poste.

Bien entendu, ce ne sera pas une remise en cause de sa personne et de son travail. Évidemment non, m'enfin, officieusement, un peu quand même...