Vous pensiez que le PS était au fond du trou. Et bien non, le candidat de ce parti vient de retrouver le siège de député de la Gironde qu'il avait occupé de 1997 à 2002, après avoir été battu en 2002 et 2007 par Marie-Hélène des Esgaulx, qui a rejoint en septembre dernier le confort douillet du Sénat.

On disait cette circonscription bien ancrée à droite, le candidat UMP était le maire d'Arcachon, "ami" de Nicolas Sarkozy. Il s'est pris une déculottée 55/45. Défaite nette et sans appel. Bien entendu, chaque élection peut s'expliquer par des considérations locales. Mais là en l'occurrence, on ne sentait pas la droite trop inquiète quand la perspective de remplacer Madame des Esgaulx s'est présentée. Vraie poussée de la gauche, mauvais cheval UMP ? Sans un peu des deux, mais dans quelles proportions ? Je n'en sais rien. Je constate juste que ce n'était pas franchement le résultat attendu !

Pour tout ceux qui pouvaient penser que le cartel électoral estampillé "PS" avait sombré à Reims, qu'ils se détrompent. Ce week-end, le PS a également gardé deux cantons en Côte d'Or (suite aux démissions des deux cumulards Rebsamen et Patriat, qui ont échangé un poste de conseiller général contre un siège de sénateur). S'il y a bien une raison pour laquelle les socialistes restent ensemble, c'est celle-là : gagner des scrutins électoraux !