J'ai parlé tout à l'heure de l'affaire de "la retraite à 70 ans". Et voilà que je lis cet éditorial, je devrais dire ce tract politique de Pierre Haski sur Rue89.

Exactement tout ce que je déteste chez ces journalistes d'opinion : absence totale d'information (quelle est exactement la mesure, qui vise-t-elle, quel impact), reprise de clichés politiques avec tous les bons mots-clés (remise en cause du modèle social...), aucun argument pour étayer cette vision très partisane d'une mesure qui finalement, est plus gênante pour les employeurs que pour les employés, manipulation par l'utilisation d'une image dans donner son contexte (qui est cette dame qui vend des espadrilles à Madrid, est-ce une employée, est-ce la patronne, est-ce la mère de la patronne qui la remplace pendant qu'elle est partie déjeuner).

Pour ceux qui veulent un document informatif, lisez le rapport de Monsieur Jacquat, sur le rendez-vous 2008 des retraites. Ensuite, vous pourrez vous faire votre opinion. C'est comme ça que je conçois le journalisme. Certes, c'est moins glamour que de balancer des formules chocs, c'est moins valorisant pour le "journaliste" qui aime se regarder dans le miroir en leader d'opinion, qui aime aussi que son milieu social et professionnel lui renvoie cette image accompagnée de son approbation.

Et bien entendu, surtout pas de proposition alternative. On refuse, on dénonce, mais c'est tout. Certains ont beau être sur le net, cela ne change rien à leur mentalité et à leurs schémas intellectuels. Cela me donne de plus en plus à penser que finalement, être en ligne ou pas n'est en rien une césure.