La polémique autour du renvoi de Siné, par Philippe Val n'en finit pas de rebondir, jusqu'à devenir complètement détachée de sa base initiale. Dire que Siné est antisémite, à partir simplement d'une petite phrase où il pourrait être possible de supputer éventuellement un propos pas forcement agréable pour la communauté juive, c'est gros.

Mais pour certains, c'est suffisant. Cela a permis à Philippe Val, qui n'attendait qu'une occasion de virer Siné, de passer à l'acte, sous un prétexte "politiquement correct". Siné s'est défendu, et c'est devenu une occasion, pour ceux qui n'aiment pas Philippe Val, de tenter de lui faire la peau. Enfin, cela a permis à ceux (BHL entre autres) qui se posent en grands champions de la lutte contre l'antisémitisme (réel et surtout imaginaire), d'ajouter une tribune de presse à leur compteur et de marquer ainsi leur territoire symbolique (eux seuls sont légitimes à s'exprimer contre l'antisémitisme).

Tout cela est devenu un vaste règlement de comptes au sein du microcosme parisiens, entre pseudo-intellectuels, pamphlétaires militants usurpant la qualité de journalistes (et le peu de prestige encore attaché à ce titre) et autres habitués des cocktails de maisons d'édition de Saint-Germain des prés.

Un signe ne trompe pas. Quand une querelle se développe dans les pages "opinions libres" des grands journaux parisiens, on peut être certain que c'est une guéguerre interne à notre "intelligensia" si médiocre. Pas la peine donc de creuser et d'analyser, cela n'a aucun intérêt !