Versac n'attendait que ça, l'occasion de moucher le noniste sur l'Europe. Il a profité de mon billet d'humeur d'hier soir pour lancer l'offensive.

Versac, je sais parfaitement que formellement, le conseil de l'Europe, c'est autre chose que l'Union Européenne. Pour autant, il existe des liens, et aux yeux du grand public (qui n'a pas complètement tort), c'est le même ensemble, l'entité "Europe", peuplée des mêmes gens, pondant des avis, des rapports qui participent au même mouvement global, celui de la construction européenne. Alors laissons donc de coté les distinctions byzantines de juristes. Que le conseil de l'Europe fasse un travail important en faveur des droits de l'homme, c'est très bien, je ne le conteste pas. Mais le problème n'est pas là !

A travers ce petit fait, qui même s'il est rapporté par le Figaro, n'en est pas moins véridique (c'est ça qu'il aurait fallu contester Versac), on se rend compte du fossé énorme qui existe entre ces fonctionnaires et assimilés-fonctionnaires européens, qui vivent sur une autre planète, sans la moindre sensibilité politique. S'occuper d'interdire la fessée : mais de quoi je me mêle ! Et s'il n'y avait que ça qui fasse bondir dans les initiatives venues du "complexe Europe". On a vraiment l'impression que dans ces instances, ils s'en foutent royalement des réactions des populations, pire, qu'ils ne se sentent pas concernés.

Et après, ils s'étonnent de prendre de grosses baffes dans la gueule quand un peuple a l'occasion de leur en mettre une. Il semble que le non irlandais ne suffira pas, et que les eurocrates et eurobéats ne sont pas prêts de se remettre en cause. Et bien on continuera à taper, jusqu'à ce que ça rentre ! Et comme à mon avis, ça ne rentrera jamais chez ceux qui sont en place, il faudra sans doute que d'autres équipes, plus "politiques" prennent la place et tiennent un peu plus compte des demandes et des réactions des populations.

Actuellement, l'Union européenne tient plus du despotisme éclairé que de la démocratie. C'est là le vrai problème !