C'est comme pour le boneteau, on remue les gobelets, on détourne l'attention du pigeon, et hop, il est où le SMS ? Il est nulle part. Cette histoire commence à tomber dans le ridicule, pour tous les protagonistes.

Airy Routier maintient que le SMS existe, bien qu'il ne l'ait pas vu. Nicolas Sarkozy dément, Cécilia aussi, mais bien tardivement et faiblement, les responsables du Nouvel Observateur qui se battent la coulpe, sans pour autant prendre la moindre sanction. Une plainte aux fondements juridiques douteux déposée, puis retirée sous un prétexte un peu léger. Que Routier s'excuse auprès de Carla Bruni pour le tort que lui aurait fait, à elle, la révélation que son mari était prêt à la plaquer 10 jours avant le mariage, c'était la moindre des choses. Mais cela ne réglait rien sur le fond, et ne justifiait pas le retrait de la plainte. Que je sache, Airy Routier ne s'est pas excusé auprès de Nicolas Sarkozy, qui a lui aussi subi un tort certain avec la publication de cet article.

Sur ce coup, personne n'en sort grandi, certainement pas les "journalistes d'investigation" car après toutes ces péripéties, on ne sait toujours pas si ce SMS existe, et on ne le saura sans doute jamais. Au final, c'est comme clearstream, le public devine qu'il y a un truc pas clair, mais n'arrive plus à s'y retrouver tellement il y a de contradiction, de non-dit et finalement, d'insuffisance dans le traitement de l'information. Allez vous demander après pourquoi la presse française perd en crédibilité. Pas besoin d'aller chercher bien loin !