Le Far-West
Par Samuel, vendredi 15 février 2008 à :: Politique :: #718 :: rss
Les Hauts-de-Seine est véritablement un département fabuleux, qui intéresse bien des journalistes enquêteurs. Une concentration de richesses, qui s'accompagne d'une concentration de requins politiques. La liste n'est pas complète, mais elle est déjà significative : Charles Pasqua, leur père à tous, Patrick Balkany et Madame, Patrick Devedjian, Manuel Aeschlimann, Gilles Catoire (PS mais qui vaut bien les autres), la tribu Ceccaldi-Reynaud à Puteaux, les SArkozy père et maintenant fils, André Santini. Cela donne des scènes de "vie politique" mémorables et finalement très amusantes quand on prend un peu de recul.
Je comprend que l'on ne mette pas n'importe qui candidat à la mairie de Neuilly. Il faut avoir le cuir tanné pour survivre dans ce marigot. Le pauvre Martinon était bien trop tendre, sans parler d'Arnaud Teullé, qui s'agite désespérement pour prendre une ville où il a toujours joué les fidèles seconds en espérant devenir le boss. On en parle pas beaucoup de celui-là, pourtant, il avait tout en mains pour prendre la ville, y compris contre Sarkozy. C'est d'ailleurs comme cela qu'on prend une ville dans les Hauts-de-Seine, en flinguant et en borbotant au nez et la barbe. Charles Pasqua pourra vous en parler...
Un autre cirque se déroule à Puteaux, où Monsieur Ceccaldi Reynaud père, vieux crocodile, continue à flinguer sa fille, qui refuse de rendre le trône que son père lui avait imprudemment cédé. Là, c'est encore plus drôle, car ça balance dur sur les choix financiers (ça doit être sympa les réceptions de la mairie), et les électeurs vont être déboussolés avec deux listes Ceccaldi-Reynaud. C'est vrai que la richesse de cette commune (merci la taxe pro) permet de faire bien des conneries et des gaspillages. Il reste que ces personnages ont des méthodes assez brutales vis-à-vis des opposants. Il suffit de parcourir le blog de Christophe Grébert.
A Asnières, on n'est pas mal loti non plus, avec des conseils municipaux animés. Très "hauts-de-Seine". Le maire arrive quand même à faire fort, car il semble que les finances de la ville ne soient pas en très bon état. Mettre une commune des Hauts-de-Seine sur la paille, il faut le faire. Même Balkany n'y est pas arrivé à Levallois-Perret, et ce n'est pourtant pas faute de dépenser (y compris à son domicile).
On pourrait continuer longtemps ce petit tour des Hauts de Seine, on trouverait la même chose partout. Certains diront que c'est la présence de Nicolas Sarkozy qui est reponsable de tout cela, que tous ces élus "très Hauts-de-Seine" font partie de son clan. J'ai des doutes, car Sarkozy n'est au départ qu'un requin parmi d'autres. C'est Charles Pasqua qui a véritablement mis en place tout cela, c'est lui qui a lancé les Balkany et les Devedjian à l'assaut de mairies autrefois communistes (si si, Levallois-Perret avait un maire PCF). Si on se penchait, avec le regard de l'historien, sur ce PCF des Hauts-de-Seine, autrefois, du temps de sa splendeur, on trouverait des choses à peu près identiques. Les cocos du 9-2 n'étaient pas des tendres, loin de là.
C'est sans doute le climat, c'est surtout l'importance des enjeux financiers (et donc des derrière les moyens de mener des ambitions politiques) qui fait de ce département un cas particulier. Je sais que Sarkozy fait vendre (surtout quand on en dit du mal), mais il faut rendre à César ce qui est à César.
Commentaires
1. Le vendredi 15 février 2008 à , par Manu
2. Le vendredi 15 février 2008 à , par Manu
3. Le vendredi 15 février 2008 à , par authueil
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