Les "journalistes" de Paris-match (et les autres accessoirement) commencent à m'énerver sérieusement. Après Nicolas Sarkozy, c'est Rachida Dati qui aurait "fait pression" pour empêcher la publication de photos d'enfance. Maintenant, dès qu'ils sont contrariés, qu'on les empêchent de faire ce qu'ils veulent (y compris violer la loi), ils crient aux pressions politiques.

Dans leur quête de "l'information", des journalistes Paris Match auraient déniché des photos de Rachida Dati enfant. Ils affirment avoir l'autorisation de publication, donnée par le père de la nouvelle garde des sceaux (sans doute pas gratuitement). L'ennui, c'est que les autres personnes qui figurent sur la photo, à savoir Rachida Dati et ses frères et soeurs, ne sont pas du tout d'accord. Une photo d'enfance, c'est quelque chose de privé, d'intime et de personnel. Je comprend parfaitement qu'on ne souhaite pas la retrouver en Une de la presse people.

Il y a en France des lois qui protègent la vie privée. Dans ce cas de figure, la demande de Rachida Dati est complètement légitime. La direction de Paris-Match va dans ce sens, en décidant de ne pas les publier, respectant ainsi la loi. Cette attitude a du étonner et déboussoler un peu les "journalistes" de Paris-Match, tellement habitués qu'ils sont à violer allègrement la loi. D'habitude, cela se règle après, en dommages et intérêts (qui coûtent moins cher que des encarts publicitaires, pour un meilleur résultat). Il semble que le groupe Lagardère ait décidé de changer de ligne et de respecter la loi. On ne peut que le féliciter.

Je trouve l'attitude de la société de rédaction totalement abusive quand il attaque ce choix de l'actionnaire en parlant de "pressions" et d'atteinte à l'indépendance éditoriale. Mesdames et Messieurs les journalistes, j'ai le regret de vous annoncer que vous n'êtes pas au dessus des lois, et que la violation répétée de certaines règles ne crée aucun droit à poursuivre les turpitudes. Je leur signale aussi aimablement que l'actionnaire n'est pas un imbécile, prié d'apporter l'argent, d'éponger les pertes et de fermer sa gueule. Il semble que le groupe Lagardère ait décidé de changer l'orientation de Paris-Match, et d'en faire à nouveau une publication "respectable", qui ne pratique plus le voyeurisme racoleur sous couvert de "droit à l'information". Si ce changement ne plaît pas à certains, ils peuvent faire jouer leur clause de conscience et envoyer leurs CV à Gala ou à Voici.