Aujourd'hui, deuxième anniversaire du lundi de pentecôte travaillé. La pression médiatique est moindre que l'an dernier, ce qui montre que ce changement entre dans les moeurs. D'ici quelques années, on ne se souviendra preque plus que ce jour était férié.

En pleine campagne législative, le gouvernement ne pouvait pas passer à coté du sujet. Pour occuper le terrain, puisqu'on allait forcement aborder le sujet aujourd'hui dans les médias, Xavier Bertrand annonce un "examen" et une "évaluation sans tabous". Nous avons ainsi un magnifique exemple de langue de bois. Le ministre ne dit strictement rien de solide sur le fond. Il se contente juste de titiller les papilles avec la formule "évaluer le dispositif", qui est souvent un prélude à l'abandon de la mesure ainsi "évaluée". Du moins c'est comme cela que les choses se faisaient sous l'ère Chirac. Avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy, je suis plus dubitatif. Il est tout à fait capable d'évaluer pour renforcer encore cette disposition en imposant l'ouverture des écoles et de l'ensemble des services publics le lundi de pentecôte.

C'est d'ailleurs ce qui aurait dû être imposé dès le début, malheureusement, les gouvernements de Jacques Chirac avaient la fâcheuse habitude de ne prendre que des demi-mesures, inefficaces car pas assez appuyées, mais impopulaires car dérangeant des avantages acquis et des habitudes. On avait les inconvénients sans les avantages. Espérons que cela change, car quitte à faire des sacrifices autant que ce soit pour un résultat qui en vaille la peine.